3.1- La non-déductibilité des charges pour l’auto-entrepreneur
L’auto-entrepreneur est un régime forfaitaire et les charges ne sont donc pas déductibles.
Par exemple, les opérations suivantes sont très pénalisantes :
des investissements et achats d’immobilisations
l’emploi de salariés
la location d’un local commercial, le loyer n’étant pas déductible comme charge de votre chiffre d’affaires. C’est donc bien tout le commerce de détail traditionnel qui semble exclu d’office de ce régime de l’auto-entrepreneur
3.2– L’exonération de TVA de l’auto-entrepreneur
Être exonéré de TVA signifie ne pas facturer donc ne pas collecter de TVA. En corollaire, l’auto-entrepreneur ne peut pas récupérer la TVA payée, soit près de 20 % sur vos investissements et achats.
3.3- Le dépassement des seuils par l’auto-entrepreneur
Le seuil de revenu global :
Si votre revenu pour 2007 et suivant dépasse les 25 195 € par part de quotient familial, vous perdez le bénéfice du versement libératoire : vous devez acquitter vos impôts et charges de la même manière qu’une entreprise individuelle, à l’année
Le seuil de chiffre d’affaires :
Si votre chiffre d’affaires dépasse les seuils fixés pour le régime d’auto-entrepreneur, vous pouvez continuer à bénéficier du régime dans la mesure où le dépassement n’est pas trop important (par exemple : entre 88 000 € et 80 300 € au lieu de 80 300 €) et ce pendant les deux premières années au cours desquelles ce dépassement est constaté.
3.4- La trop grande hâte des auto-entrepreneurs
L’engouement pour ce nouveau régime de l’auto-entrepreneur, la publicité faite autour de la facilité d’inscription, les règles assouplies d’exercice de l’activité, autant de points positifs qui ont conduit beaucoup de porteurs de projets à s’inscrire comme auto-entrepreneur.
Ainsi, nombreux sont ceux qui n’ont pas réalisé ou mis en place :
une étude de marché préalable,
un chiffrage de leurs projets et de leurs décisions,
un plan d’actions pour les premiers mois de leur activité,
des outils de gestion de leur trésorerie…
et qui aujourd’hui sont en difficulté sur des points multiples :
la problématique commerciale et la recherche de nouveaux clients,
la fonte des économies épargnées avant le lancement de l’auto-entreprise,
le sentiment immense de solitude en tant que chef d’entreprise…
Autant de problèmes qui devraient être évoqués et contournés avec un peu de travail et de réflexion personnelle en amont du lancement du projet.
| Les limites de ce nouveau régime et le succès de leur activité les ont poussés à créer une S.A.R.L |
|
Guillaume a créé avec un associé un bureau d’étude en ingénierie process. Ils sont passés d’abord par une association d’auto-entrepreneur mais très vite, les limites de ce nouveau régime et le succès de leur activité les ont poussés à créer une S.A.R.L. pour se développer.
Guillaume Flandrin sur Tv des Entrepreneurs
|